creee le 11 fevrier 2015 et dernière mise à jour le 11 fevrier 2015

marque

BENCHMARK CLASSICS

modèle

TUCKER TORPEDO 48
Convertible

année

2 0 0 9

quantité/prix

Reconstruction en Convertible

<<BENCHMARK CLASSICS>>
 

CE QU'EN DISENT LES SITES FRANCAIS

http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=215&cat=auto

DONT CET EXTRAIT

La grande controverse de la Tucker 57 Cabriolet "Vera"...

L'authenticité de cette Tucker est remise en question par plusieurs. 

Les propriétaires actuels crient haut et fort qu'ils détiennent toute la documentation nécessaire afin de prouver que cet exemplaire unique fut bel et bien créé avec la ferme intention d'en faire une Tucker décapotable. 

D'autres prétendent plutôt que d'après chaque document Tucker étudiés (des milliers de fichiers !), aucune mention d'un tel projet à l'usine de Chicago ne fut entreprit originalement, que cette voiture devrait plutôt être catégorisé comme étant un hommage à la berline originale de 1948, une interprétation de ce à quoi aurait pu ressembler une Tucker décapotable si l'usine n'avait pas fermée ses portes il y a plus de six décennies ! 

Celle Tucker décapotable a été mise en vente au plus offrant le 20 janvier 2010 à Scottsdale, en Arizona. http://www.russoandsteele.com/collector_car/1948_tucker_48_convertible__/42-6409.html 

Concernant le prix que pourrait atteindre cette Tucker à toit souple, elle pouvait se chiffrer entre 600.000 et 1.000.000 US$.  

Selon toute vraisemblance, cette prédiction pouvait être bien en deçà de ce que risquaient d'attendre les propriétaires actuels de la voiture. 

En effet, la rumeur voulait qu'un prix de 5.000.000$ serait plus réaliste (!) pour cette voiture dont on ne savait et dont on ne sait pour ainsi dire toujours rien ! 

Une berline Tucker normale récolte, selon mes recherches, entre 250.000 et 1.000.000 US$, valeur grandement influencée par le cheminement qu'a connu chaque voiture individuellement. 

Il est donc certain que le vendeur s'attendait d'obtenir un prix bien au-delà de celui d'une commune berline. 

Et comme les acheteurs aux encans américains tendent à payer des valeurs bien supérieures que l'évaluation de nombreuses voitures passant sous le maillet, il en revenait à l'acheteur de déterminer jusqu'à quel point la valeur de cette Tucker décapotable s'élevait. 

L'offre et la demande ! 

Plus l'acheteur a les poches profondes, plus le prix grimpe !

Gros souci, la tente de Russo and Steele ou se déroulait la vente a été détruite dans un ouragan qui a dévasté la région... et de nombreuses voitures ont été abimées, dont la Tucker Cabriolet...

Quoiqu'il en soit, il y eut des enchères jusque 1.400.000 US$, mais Benchmark n'a pas accepté de vendre à ce prix !

La voiture aurait toutefois été vendue après la vacation pour un peu plus, ce qui reste une très bonne affaire pour Benchmark !

http://www.sportscardigest.com/russo-and-steele-resumes/

 

Le vendeur a dédié un site entier afin de prouver que sa Tucker décapotable est légitimement un authentique projet entreprit il y a plus de 60 ans. 

Selon ce qu'on pouvait lire sur le site, car il a tout effacé sitôt que la voiture a été vendue..., 58 châssis Tucker furent fabriqués à l'usine, dont seulement 36 furent habillés d'une carrosserie. 

14 autres voitures furent assemblées après la fermeture de l'entreprise. 

De plus, les travaux du prototype Vera (supposé nom de code interne désignant la Tucker décapotable) furent entamés mais jamais complétés avant 2009. 

Le site expliquait aussi, pour sa défense, qu'hier comme aujourd'hui, les compagnies automobile sont très secrètes face aux divers projets en cours d'exécution dans les studios de recherche et développement. 

On ajoute que peu de documentation existe de ces projets embryonnaires et que ceux qui subsistent sont classifiés top secret ou disparaissent assez vite, pour ne pas laisser de trace.

 

On poursuivait en disant que le châssis 57 débuta sa vie en tant que berline et que l'ordre de la convertir en décapotable vint de Preston Tucker lui-même. 

Les travaux furent exécutés par la firme Lenki Engineering, ceux-là même qui avaient assemblés le prototype numéro un surnommé Tin Goose. 

Une fois le toit retiré de la voiture 57, Lenki se rendit à l'évidence que le châssis ne supportait pas le poids et elle fut démontée afin de renforcir les composantes structurelles. 

Par la suite, les portières furent allongées, le cadrage du pare-brise fut abaissé et on installa une structure GM modifiée pour supporter le toit souple. 

Selon toute vraisemblance, c'est à ce point que l'usine Tucker ferma ses portes.

 

Robert McLelland, directeur du département des Tucker expérimentales, et Joe Lenki de Lenki Engineering, affirmèrent apparemment que Vera fut entreposée sous une toile chez Lenki après que la menace de banqueroute fit surface. 

Juste avant sa retraite, un employé de Lenki obtint le droit de racheter la Tucker avec l'intention de finaliser le projet. 

Il revendit à son tour la voiture à un autre individu qui avait le même rêve de restaurer la Tucker décapotable mais n'eu pas suffisamment de moyens financiers. 

Vera se retrouva ensuite entre les mains d'Allan Reinert, sommité dans l'histoire Tucker. 

Il se départi de la précieuse voiture vers la fin 2008, le nouveau propriétaire étant Benchmark, la firme qui l'a totalement restaurée et l'a vendue, à peine un an plus tard..

 

Benchmark, entièrement dédié/dévoué à la défense de la légitimité de la Tucker décapotable, y allait ensuite d'un long plaidoyer concernant de nombreux articles publiés dans de nombreuses parutions en expliquant que la controverse fait augmenter le tirage. 

 

On affirme également que des témoignages furent enregistrés et que des papiers notariés furent signés authentifiant que le projet Tucker décapotable fut réellement initialisé à l'usine de Chicago avant que celle-ci ne soit forcée de fermer ses portes. 

On réitère aussi que les véhicules ayant le plus de valeur sont les premiers et les derniers d'une série, en l'occurrence Tin Goose et… Vera. 

Comme l'usine Tucker possédait un inventaire de pièces restante non assemblées lors de la fermeture, c'est ce qui explique pourquoi des exemplaires furent complétés après que la clé fut mise sous la porte. 

On souligne aussi que cette Tucker décapotable, la 52ème Tucker, sera sans aucun doute la toute dernière Tucker jamais produite à partir de pièces d'origine amassées pour compléter Vera.

 

Benchmark mentionne le nom de Al Prueitt, apparemment l'une des seules personnes ayant affirmée sous acte notarié, avoir vu le châssis estampillé du numéro 57, renforcé, en 1966. 

Il avait alors inspecté la voiture et avait conclu à son authenticité. 

Bien sûr, là où il y a le potentiel de faire des sous, il y a quelqu'un qui peut venir brouiller les cartes, dans ce cas-ci, je tiens à souligner la réponse du Tucker Automobile Club of America (TACA) affichée sur le site Autochannel le 4 janvier 2010. 

Selon l'article, TACA s'est souvent fait demander d'authentifier Vera et ce, depuis plus de 20 ans ! 

Après sa mise aux enchères, le club a réitèré le discours qu'il a toujours tenu, c'est-à-dire qu'il n'a jamais reçu ni n'a trouvé aucune documentation que Vera (ou tout autre Tucker) ait été intentionnellement créée afin de devenir une Tucker décapotable. 

Alors, on ne peut pas certifier que Vera est… authentique. 

TACA poursuit en spécifiant qu'il ne balaie pas la possibilité qu'un tel projet fut entreprit chez Tucker mais que la preuve irréfutable n'a pas encore été présentée et aucun indice porte à croire que Vera n'ait jamais existée. 

L'article mentionne que TACA tient les archives Tucker au Tucker Historical Collection and Library, collection comprenant plusieurs milliers originaux de l'entreprise. 

Ces nombreux documents comprennent les détails de production du prototype Tin Goose, les 50 voitures de pré production qui en découlèrent ainsi que des documents d'inventaire identifiant les panneaux de carrosserie supplémentaires, les moteurs Franklin et autres pièces.

 

Les Archives Nationales possèdent les documents relatifs à l'enquête sur Preston Tucker et son entreprise, les retranscriptions des démarches judiciaires, les papiers de mise en banqueroute et autres documents légaux. 

Il y aurait également deux collections privées possédant pas moins de 60.000 plans originaux de la berline Tucker mais, même en prenant connaissance de tout ce matériel, aucune mention ni preuve tangible n'est trouvée par TACA et autres historiens de la marque afin de démontrer, hors de tout doute, que le projet Vera fut entreprit à l'usine Tucker.  

 

TACA reconnaît que la Tucker décapotable utilise beaucoup de pièces originales (certains panneaux de carrosserie et le moteur notamment), il catégorise plutôt Vera comme étant une voiture rendant hommage à l'originale. 

De surcroît, Benchmark n'aurait pas accepté de présenter la voiture aux dirigeants du club pour analyser les faits de près, pas plus qu'il ne se soit porté volontaire pour divulguer certaines informations, comme le numéro du moteur par exemple. 

Le club Tucker souligne qu'il n'a rien à perdre ou à gagner dans cette affaire mais que sans preuve irréfutable, il ne peut pas récrire l'histoire. 

Ceux qui ont tout à perdre, par contre, ce sont les dirigeants de Benchmark… 

Mais avec l'engouement de cette controverse, une chose est certaine; tous profitent de publicité gratuite ! 

Parlez-en en bien ou parlez-en en mal, l'important est d'en parler !

Le Tucker Automobile Club of America termine son intervention sur Autochannel en ouvrant tout grand les portes de son organisation au futur propriétaire de la seule et unique Tucker décapotable afin de peut-être enfin avoir la preuve irréfutable que Vera est réellement un projet entamé à l'usine Tucker de Chicago. 

Mais pour l'instant, le débat reste ouvert à savoir si elle est réelle ou simplement une réplique rendant honneur à Preston Tucker... et chaque homme et femme ayant œuvré de près ou de loin à l'élaboration de la légende Tucker.

 

PHOTOS DE LA TUCKER CONVERTIBLE 2009

ou


des sites de
http://www.mainguet.com